L'ANCIEN MINISTRE DJANFFAR SALIM SE CONFIE A RIDJA BLOG

L'ANCIEN MINISTRE DJANFFAR SALIM SE CONFIE A RIDJA BLOG
Dans une interview dans "ridja.blog", le ministre de l'intérieur de mohamed bacar, djanffar salim se prononce sur la situation politique du pays et défend leur bilan à la tête de l'exécutif de l'île autonome d'anjouan.

Ridja.blog : Tout d'abord, comment allez-vous monsieur le ministre?

Tant qu'on a la santé qui est la plus riche valeur de l'être humain, on répond toujours que « ça va »

Ridja.blog : Cette traversée du désert vous parait-elle insupportable?

Dès le premier instant où j'ai décidé de m'engager en politique pour défendre des convictions et des aspirations légitimes et profondes de mon pays auxquelles j'y crois, je savais que ce chemin était périlleux et spécialement dans un environnement précaire comme le tiers-monde et l'Afrique précisement.

Ridja.blog : Quel était votre rôle au sein du régime de mohamed bacar?

Ma fonction était celle du ministre de l'intérieur de l'île autonome d'Anjouan et mon rôle était de servir mon pays à travers cette fonction avec mon temperament propre et une prise de positions volontaristes. Je ne recule que rarement devant l'obstacle. Je m'inscris dans une logique visant au respect de l'adversaire, au respect du partenaire et à privilegier la concorde.

Ridja.blog : En quoi les accords de fomboni peuvent être déterminants pour l'avenir de l'union des comores?

Cette question en appelle d'autres. Avant de répondre, il faut d'abord se demander pourquoi y a – t-il eu les accords de Fomboni ? Et à quoi ces accords ont-ils servi ?
Dans ce cas, je répondrai que le pays Comores depuis son accession à l'indépendance, n'a eu de cesse d'être instable à cause du fait qu'avant 2001, il n'y avait jamais eu de constitution soumise directement au suffrage universel et que chaque chef d'Etat arrivé à la tête du pays, s'en confectionnait une sur mesure. Cette instabilité du pays a conduit en 1997 à ce que l'île d'Anjouan se retire provisoirement de l'ensemble comorien. Les accords de Fomboni ont scellé une réconciliation nationale et ont engendré pour la première fois de l'histoire de notre pays, une constitution adoptée par le peuple comorien au suffrage universel direct. A partir d'un tel constat, il n'est pas possible de s'en prendre à cette constitution qui est je le rappelle le choix du peuple comorien sans le mépriser.
Reconnaître cette constitution, c'est reconnaître le peuple comorien au même titre que la respecter c'est respecter le peuple comorien.
Tourner le dos aux accords de Fomboni, c'est tourner le dos à la réconciliation nationale avec toutes les conséquences que cela peut engendrer. C'est pour cette raison que les accords de Fomboni sont déterminants pour l'avenir des îles comores sous une forme unies.

Ridja.blog : Quelles étaient vos relations avec le régime du président azali?

Nos relations avec le régime du président Azali étaient des relations de mise en place des nouvelles institutions avec des hauts et des bas mais sans avoir en aucun moment exposé le pays aux dangers qui le guettent aujourd'hui.

Ridja.blog : Votre évasion n'est-elle pas une façon de fuir vos responsabilités?

Je n'aurais jamais fui mes responsabilités face à des gens responsables qui sont capables ou plutôt qui ont l'honnêteté de respecter la justice du pays. Face à la haine, au non droit et à la mafia gouvernementale, le « sauve qui peut » est la seule solution pour mettre sa vie à l'abri, car il est question de survie d'abord pour pouvoir continuer la lutte.

Ridja.blog : Ne regrettez-vous pas d'avoir chercher refuge à mayotte?

Comment peut-on regretter un refuge sans lequel je n'aurais peut-être jamais preservé la vie et donc tué ? j'avais cru en une justice rigoureuse et équitable pour tous. J'étais trop naif.

Ridja.blog : Est-ce qu'il ya eu une complicité du pouvoir central lors de votre fuite? Si oui laquelle?

Comment peut-on avoir la moindre complicité avec son bourreau ?

Ridja.blog : Que devient mohamed bacar et vos anciens compagnons?

Ils deviennent exactement ce que devient un politicien engagé pendant une période difficile de sa lutte.

Ridja.blog : Pourquoi, ne suivez-vous pas l'exemple de certains hauts dignitaires de l'ancien régime de rentrer au pays comme le docteur naoufal boina, boléro et abou oubeid pour ne citer qu'eux?

Pour libérer son pays de la malfaisance, il en faut ceux qui luttent à l'intérieur de celui-ci et d'autres qui le font à partir de l'extérieur. Moi, j'ai choisi pour l'instant l'option de l'extérieur. L'avenir nous dira si j'ai eu tort ou raison.

Ridja.blog :Il ya 3 semaines, le directeur de cabinet de sambi résumait le bilan de 3 ans et demi à la libération d'anjouan, qu'en pensez-vous? Quel est le vôtre?

Vous avez parlé d'un « résumé » de bilan de Sambi ? Dans ce résumé, a-t-il parlé des 9 mois de salaires non versé dans cette seule année 2009 ? A-t-il parlé de la souffrance atroce que subissent les anjouanaises et les anjouanais ? A-t-il parlé des mensonges incalculables et des promesses faites jamais tenues ?
Il faut être à peu près fou pour oser parler de bilan de Sambi à Anjouan particulièrement et aux Comores en général.
Si aujourd'hui, on est encore dans un système unitaire de pays, c'est grâce à notre bilan au pouvoir à anjouan lorsque pour la première fois depuis 1997, nous avons installé à Anjouan les institutions de l'union des Comores et pris part dans un élan de concorde nationale à ces mêmes institutions à commencer par l'AND et les autres institutions administratives.

Ridja.blog : Est-ce qu'on vit mieux a anjouan aujourd'hui?

Depuis le débarquement mafieux de Sambi à anjouan au mois de mars 2008, les anjouanais vivent un cauchemar dont ils ont hâte de se réveiller.

Ridja.blog : Avez-vous un regret lors de votre passage aux affaires?

J'ai servi mon pays avec honnêteté et dignité malgré les problèmes. S'il fallait recommencer avec les mêmes moyens, je ne vois pas ce que je pourrai faire de plus ou de mieux. Je ne regrette pas mon passage aux affaires bien au contraire j'en suis fier et je lève la tête lorsque je marche dans la rue.

Ridja.blog : Le débarquement était-il légitime?

Vous n'êtes pas sans savoir les mensonges et la malhonnêteté de Sambi qui a trompé les instances internationales pour obtenir l'aide qu'il a obtenue afin de renverser le pouvoir du président Bacar qui était pourtant légitime au regard de la constitution comorienne contrairement au pouvoir actuel qui a été installé de la façon que vous n'ignorez pas et que tous les comoriens avertis n'ignorent pas non plus. Tout ça dans un but précis suivant un plan que Sambi avait fait à l'avance pour pouvoir se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat. Est ce que tout ça vous inspire légitimité ?

Ridja.blog : Sambi partira ou ne partira pas en mai 2010?

Il n'a pas l'intention de partir de lui même, que cela soit clair. L'homme n'est pas du genre à respecter la constitution qui l'a porté au pouvoir. Il est du genre à penser que c'est à la constitution de se conformer à ses souhaits et à ses volontés.

Ridja.blog : Que vous inspire la tournante de mohéli?

La tournante de Mohéli est l'affaire de tous les comoriens qui ne veulent pas laisser Sambi réaliser un coup d'Etat qui n'a pas encore dit son nom. La tournante de Mohéli est une étape importante du processus de réconciliation nationale et pour cette raison, c'est également l'affaire de tous les comoriens. La tournante de Mohéli pour beaucoup d'autres raisons est l'affaire de tous les comoriens.


Ridja.blog : Quel regard avez-vous de l'exercice du président sambi?

Du président Sambi, je pense le plus grand mal pour le pays qui court un grand danger et des tas d'autres dangers tous aussi chaotiques les uns que les autres.

Ridja.blog : La citoyenneté économique du président avec l'octroi de passeports comoriens ne peut-elle pas profiter à des groupuscules dangereux?

Cette man½uvre est mafieuse et c'est pour cela qu'elle est dangereuse pour notre pays. Dans la géopolitique de la région et sous-région, avec la présence forte marquée et l'influence des tribunaux islamiques en SOMALIE plus prés de nous, les COMORES sous SAMBI peuvent à tout moment sombrer dans l'intolérance et l'intégrisme. L'opacité financière et budgétaire sont érigées en mode de gouvernement. C'est là une grave menace.

Ridja.blog : Et à propos des législatives (députés et conseillers) dont la campagne vient d'être officialisée?

Si Sambi avait été honnête envers les comoriens, à l'heure qu'il est, ça devrait être les présidentielles dont le premier tour est prévu au mois de mars que nous devrions préparer. Puisque l'homme est malhonnête, il préfère d'abord faire cette mascarade d'élections législatives pour s'octroyer une majorité qu'il aura installée frauduleusement dans le but de son entreprise mafieuse de s'accrocher au pouvoir au delà de son mandat. Tous ceux qui s'y investissent jouent son jeu. C'est pour cette raison que je ne peux pas parler d'élections législatives dignes de ce nom alors que je sais que c'est ni plus ni moins qu'une man½uvre malhonnête de Sambi et son équipe.

Ridja.blog : Un mot sur le crash de l'airbus A310?

Kaa lu inna lillah wa inna ilaïhi raa djioun ne.

Si l'Etat comorien qui a attribué les droits de trafic à la compagnie Yeménia n'avait manqué son devoir de vérification et de contrôle des appareils utilisés par cette compagnie et d'autres qui desservent les COMORES, on n'en serait peut-être pas là.
Si les familles endeuillées avaient été valablement défendues et soutenues, la dignité humaine de l'homme comorien aurait été au moins respectée.

Ridja.blog : Le président sambi évoque des tentatives de déstabilisations en provenance de mayotte, est-ce vrai?

Si je vous dis « non » est ce que vous me croirez ? Et si je vous dis « oui » est ce que je serais un homme sérieux et discret ? NO COMMENT.

Ridja.blog : Dernière question, monsieur le ministre, après le silence, est-ce le temps de la contre-attaque?

Il faut toujours un temps pour réfléchir et un temps pour agir, et très souvent, il faut savoir laisser les choses basses mourir de leur propre poison, disait un éminent politicien français, à propos de la campagne de diversion et de diabolisation que SAMBI a menée sur nous. Merci.

Merci de nous avoir accordé cette entretien, monsieur le ministre. Portez-vous bien.
Propos recueillis par Ahmed ali (ridja.centeblog.net) au profit de "ridja.blog".

AHMED ALI
Source: ridja. centerblog

# Posté le samedi 21 novembre 2009 00:43

Journalistes, vous avez un message!!!

Journalistes, vous avez un message!!!
Lettre à nos amis journalistes de la presse comorienne
en particulier ALbalad et Alwatan.

Mes frères journalistes

Grand lecteur de vos journaux,qui sont aussi nos journaux, en France comme aux Comores pendant nos vacances, je me suis permis aujourd'hui de vous écrire afin de vous demander un peu plus d'informations.
Je reconnais que dans notre pays la tâche n'est pas facile d'être journaliste et peut être surtout de travailler pour l'état.
Mais vous demander de faire des efforts pour informer aux comoriennes et comoriens qui sont aux quatre coins de la planète, je crois que de ma part ce n'est pas non plus trop vous demander.
Depuis presque deux semaines, on lit partout (blogs sur l'actualité comorienne) que l'état major de l'armée comorienne et la présidence de l'union sont en désaccord sur une question de nomination au sein de l'armée. Je cite que l'agence de presse comorienne est la source de cette information en date du 14/11/2009.
cette info est reprise par tous les blogs et autres sources d'infos sur les Comores.
Depuis une semaine nous lisons nos journaux alwatan et et Albalad, les derniers en date sont ceux d'aujourd'hui, 18/11/09,
En aucun moment vous ne parliez de cette histoire.

Ma question est de savoir si vous vous êtes censurés vous-même ou si pour une affaire d'état c'est plutôt à la presse libre et indépendante, privée ou de l'opposition d'en parler ?

Peut être comme on aimait bien le dire c'est encore la radio cocotier de la place AJAO qui propage des âneries pour humilier la tête de l'exécutif, mais rien n'empêche non plus à un bon journaliste de chercher la vérité.

Au cas où vous en avez parlé et que c'est moi qui ai omis de lire l'article dans un de vos numéros, je retire ma question.
Pour le cas contraire, je trouve que c'est dommage de ne pas prendre la peine d'informer vos lectrices et lecteurs et surtout pour préserver votre liberté d'informer.

Abdou faissoil
Paris
Source: dafinemkomori

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 04:05

réduction de près de 80% le service de la dette de l'Union des Comores

réduction de près de 80% le service de la dette de l'Union des Comores
Le Club de Paris réduit de près de 80% le service de la dette de l'Union des Comores pendant la période du programme FRPC du FMI. Une réduction supplémentaire de 50% sera accordée au Point de Décision PPTE

Le Club de Paris réduit de près de 80% le service de la dette de l'Union des Comores pendant la période du programme FRPC du FMI. Une réduction supplémentaire de 50% sera accordée au Point de Décision PPTE

19 novembre 2009

Les créanciers du Club de Paris sont convenus le 19 novembre 2009 avec le Gouvernement de l'Union des Comores d'un accord de rééchelonnement de sa dette publique extérieure, suite à l'approbation d'un arrangement au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance par le Fonds Monétaire International le 21 septembre 2009.

Cet accord traite 13 millions de dollars. Ce montant comprend les arriérés en principal et en intérêts (y compris les intérêts de retard) dus au 30 juin 2009 et les échéances en principal et en intérêts dues entre le 1er juillet et le 30 juin 2012.

Cet accord a été conclu selon les termes dits de « Naples » : les prêts d'APD pré-date butoir doivent être remboursés sur 40 ans dont 16 ans de grâce à un taux d'intérêt au moins aussi favorable que le taux concessionnel de ces prêts ; les échéances sur les crédits commerciaux sont annulées à 67% ; les montants restants sont rééchelonnés sur 23 ans dont 6 ans de grâce à un taux d'intérêt de marché.

A titre exceptionnel, compte tenu de la faible capacité de paiement de l'Union des Comores, contrainte de plus par un contexte économique global difficile, les créanciers ont accepté de différer des créances privilégiées (habituellement non traitées en Club de Paris), de sorte que le total des paiements dû par l'Union des Comores entre le 1er juillet 2009 et le 30 juin 2012 soit réduit de près de 80%.

L'accord prévoit une réduction supplémentaire automatique de 50% du service de la dette de l'Union des Comores à compter de la date à laquelle le pays franchira le point de décision de l'initiative PPTE.

Le Gouvernement de l'Union des Comores s'est engagé à rechercher auprès de ses autres créanciers extérieurs les créanciers commerciaux, un traitement comparable.

Notes de contexte

1. Le Club de Paris s'est réuni pour la première fois en 1956. Il s'agit d'un groupe informel de gouvernements créanciers des pays industrialisés. Il se réunit mensuellement à Paris avec des pays débiteurs afin de convenir avec eux d'une restructuration de leur dette.

2. Les membres du Club de Paris qui ont participé au réaménagement de la dette de l'Union des Comores étaient les représentants des Gouvernements de l'Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l'Italie, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

Les observateurs à cette réunion étaient des représentants des Gouvernements de l'Espagne, des Etats-Unis d'Amérique et du Japon, ainsi que du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement, de la Banque Africaine de Développement et du Secrétariat de la CNUCED.

3. La délégation de l'Union des Comores était conduite par Dr Ikililou DHOININE, Vice-Président chargé du Ministère des Finances. La réunion était présidée par Mme Delphine d'AMARZIT, Co-Présidente du Club de Paris, Chef de Service à la Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique au Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi français.

Notes techniques

1. L'arrangement au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance conclue par l'Union des Comores avec le Fonds Monétaire International a été approuvé par le Conseil d'Administration du Fonds le 21 septembre 2009.

2. Le stock total de la dette publique de l'Union des Comores est estimé à environ 254 millions de dollars en 2009 (source : rapports FMI et Banque Mondiale). Le stock de la dette due aux créanciers du Club de Paris est estimé au 1er août 2009 à 16 millions de dollars.

La date butoir (20 juin 1999 pour les Comores) est utilisée par les créanciers du Club de Paris pour les besoins internes des accords en Club de Paris. Lorsqu'un pays débiteur rencontre pour la première fois les créanciers du Club de Paris, une « date butoir » est définie et elle n'est pas modifiée lors des traitements ultérieurs en Club de Paris et les crédits accordés après cette date butoir ne peuvent pas faire l'objet d'un rééchelonnement. Ainsi, la date butoir permet de restaurer l'accès au crédit de ces pays débiteurs.
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# Posté le vendredi 20 novembre 2009 03:54

QUAND LE FEU BRÛLE DANS TOUS LE SENS

QUAND LE FEU BRÛLE DANS TOUS LE SENS
A Kandani le feu avance à très grande vitesse et personne pour l'arrêter. Les proches du président Sambi n'ont pas d'autre alternative pour éteindre ce feu que de voir le Général Salimou débarquer de son trône. Et pendant que tout devient inquiétant, un autre feu s'allume à Beit Salam et c'est le divorce en cours entre Sambi et son challenger, Bachar Kiwan.

L'homme fort du pays fait marche arrière et craint les foudres du Général Salimou. Il a refusé de financer les élections après les conseils précieux qu'il a reçus de ses '' enfants'' chéris d'Albalad qui lui ont dit clairement que même s'il verse l'argent destiné à construire le complexe hôtelier fantôme de Djanat Al Kamar, mais Sambi va le dos au mur et ne recueillira pas les 2/3 du Congrès censé lui prolonger son mandat jusqu'à 2013.

A Albalad, le patron autorise ses '' enfants'' qu'il entretient à tirer contre le pouvoir et c'est pourquoi ces derniers temps, ce journal a pris un ton inhabituel et ose '' critiquer'' la campagne de la mouvance présidentielle.
Entre Sambi et Bachar, le courant ne passe pas. Le premier s'est fait piéger par le second, cultivé et instruit et qui, en face de lui, un orateur qui continue à croire que les rêves de sa campagne peuvent toujours séduire le peuple comorien.

C'est le sauve qui peut. Bachar a vite compris que les comoriens ne sont pas prêts à sacrifier leur unité en laissant Sambi voler la Tournante aux mohéliens. La pagaille dans les rangs du pouvoir dans ces législatives ont fait réfléchir l'homme d'affaire franco libano qui, comme tout chef d'entreprise, mise sur des bénéfices et non des pertes. Il a toujours cru que Comores Telecom lui apportera son bonheur et que ce n'est que ces dernières quarante huit heures qu'il a découvert que c'est une société malade qui se prépare à rendre son âme et fini les rêves de ces petits ports jetés dans tous les coins de l'archipel moyennant la vente de Comores Telecom à Bachar et ses amis.

Et là on s'approche à la mort subite du journal Albalad. Seuls seront sauvés les journalistes d'Alwatwan qui, leur statut leur permet de regagner le bercail. Un exercice qu'ils se sont habitués car ils ont fait le tour de tous les journaux privés qui ont vu le jour dans notre pays et qui finissent toujours aux oubliettes.

En attendant le feuilleton Sambi-Bachar, les choses se compliquent et la suite s'annonce difficile.

Mohamed Alaoui ( comores )
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 23:01

Anjouan dindon de la farce

 Anjouan dindon de la farce
UNION DES COMORES
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Maître Larifou de Ngazidja est libre
AND et Justice comorienne / «Deux poids, deux mesures»
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Maître Larifou est libre: une AND et une Justice à plusieurs vitesses

1. Bien qu'accusé d'outrage et de diffamation à l'endroit du Président terroriste mafieux SAMBI, maître Larifou leader politique de Ngazidja est libre de ses mouvements sur décision de Justice; sa garde à vue n'a duré qu'une seule petite nuit.
2. L'AND et la Justice comorienne sont d'une lâcheté punissable et d' «un poids, deux mesures», un comportement qui aggrave de plus leur impitoyable et honteuse disqualification.
3. Avec la complicité de Ngazidja et Moili, Anjouan est dépossédée de tous ses leaders charismatiques:
* certains, pourchassés pour être carrément et cruellement exécutés, mais heureusement qu'ils ont réussi à s'exiler,
* d'autres, déportés pour être rendus amorphes politiquement,
* enfin, le reste, toléré au Pays mais interdit de concourir à une compétition politique.

Colonel Abeïd, dernier rescapé leader politique Anjouanais contraint au repli sur soi-même

1. En panne d'invention d'infractions contre les leaders politiques Anjouanais, la Justice du retraité instituteur Nidhoimi Attoumane, déterré pour être promus Procureur Général, ladite Justice a extrait des décombres des procédures prescrites pour parachever l'exclusion généralisée de l'Ile d'Anjouan de la course aux législatives, en consignant le Colonel Abeïd.
2. le Colonel Abeïd, non concerné par le contentieux post électoral de Juin 2007, s'est vu pourchassé, incarcéré pour être assigné à résidence surveillée pour des histoires infondées d'harcèlement sexuel montées en toutes pièces.
Les Comores et la Justice: une République bananière

1. Le Tribunal de Droit commun: viols légalisés
* Malgré les qualifications des juges comoriens en activité, le Tribunal Comorien de Droit commun est entre les mains d'un Procureur Général, un instituteur aveugle à la retraite, un expert en crimes juridiques, un manipulateur des lois assez connu.
* Il a servi le Président Abdallah et les mercenaires pour légaliser les crimes humains et économiques des années 80; il est réputé champion des rafistolages juridiques allant jusqu'à légaliser les viols
2. La Haute Juridiction du Pays: la Cour Constitutionnelle:

· c'est une autre catastrophe: la Cour est présidée par un gendarme à la retraite, un serviteur de Bob Denard et ses mercenaires, un Colonel Abdourazak qui incarne les crimes commis de la période.

· un gendarme à la tête de la plus Haute Juridiction du Pays: hier allié des mercenaires, il a réprimé avec le kalachnikov; aujourd'hui, il réprime avec comme arme la Constitution. Réprimer, c'est ce qu'il a appris

JEUNESSE ANJOUANAISE AVERTIE
«Se plier n'est pas rompre»


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UNION DES COMORES
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Conquête d'Anjouan de Mars 2008 / Une sale gloire
Crimes juridiques, crimes constitutionnels, crimes contre l'humanité
SAMBI et Madeira / «allégeance ou la mort ou le viol ou l'exile»
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Crimes constitutionnels

1. Le 02 Mai 2008,
* l'AND ouvre le feu sur Anjouan pour conquérir l'Administration de l'Ile.
2. Le 11 Mai 2007,
* SAMBI encadré par l'UA débarque Mohamed Bacar de la Présidence d'Anjouan au mépris de la Constitution.
* Tenez ! Le ridicule, c'est la présence de la Cour Constitutionnelle pour faire prêter serment au successeur anticonstitutionnel de Bacar.
3. Le 10 Juin 2007,
* SAMBI et l'UA donnent la victoire de la Présidentielle aux candidats qui se sont retirés de la course après la clôture de la campagne électorale;
* Anjouan demande à l'UA d'aller annuler l'élection d'Amine Karzay pour déclarer élu Abdullah-Abdullahn qui s'est retiré de la course.
4. Le 25 Mars 2008,
* SAMBI et l'UA mènent une honteuse guerre sanglante contre les Anjouanais, des citoyens de la République.
* Une honteuse guerre pour une UA jamais intervenue pour libérer les Comores des mains des mercenaires durant deux décennies;
* une honteuse guerre pour une UA qui tue pour libérer une Ile d'Anjouan des mains des Anjouanais. Quel type de libération?
* UA! Vas-y en Somalie, au Darfour, en Erythrée si tu as le goût du sang; ça coule là-bas et on a besoin d'y remédier.
* UA! Un petit détour en Afghanistan, au Pakistan, en Irak et arrêter le cinéma d'aller là où il y a paix montrer des muscles,

Crimes juridiques, Crimes contre l'humanité

1. Une Justice comorienne dirigée par des instituteurs retraités aveugles et cardiaques bien expérimentés pour les montages des crimes juridiques;
2. donner raison à des tueurs:

· les assassinats de Mars 2008 et suivant, les séquestrations, les viols, les harcèlements sexuels, le vandalisme...aucune information judiciaire n'est ouverte même si c'est pour légaliser ces crimes à la fin?

· El Farouk exécuté dans sa cellule de la Maison d'arrêt de Moroni; la Justice, les médias et l'UA passent ce crime sous silence?

1. Comment l'UA et SAMBI peuvent-ils impunément faire déclencher des bombardements en pleine nuit sur des habitations de civils innocents, tuant, handicapant à vie, blessant, traumatisant? pour SAMBI et l'UA: «le sang contre triomphe» et la devise: «allégeance ou la mort ou le viol ou l'exile»

Un constat

0Dans l'opération de Mars 2008 contre Anjouan, l'UA s'en sort avec des mains trempées de sang. Que justice soit rendue un jour contre les coupables !

JEUNESSE ANJOUANAISE AVERTIE
«Se plier n'est pas rompre»
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 22:54

Le peuple comorien s'enfonce, la Communauté Internationale lui tape-dessus

  Le peuple comorien s'enfonce, la Communauté Internationale lui tape-dessus
Qu'importent les doutes de la Communauté internationale, complice du feu qui brûle le peuple comorien, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi impose sa loi.

Sambi n'en démord pas. Sa stratégie électorale est gagnante. La preuve ? « Mes choix sont validés par la Communauté internationale avec au premier rang l'Union africaine », a-t-il répété à sa garde rapprochée avant de s'envoler vers l'étranger. « Ce référendum m'ouvrant le chemin vers une présidence à vie a été validé par cette communauté internationale, les yeux fermés et bien sûr avec la bénédiction de l'Armée Nationale de Développement ». Nos partenaires ont beau avoir des doutes, rouspéter contre l'utilisation des fonds de la citoyenneté économique et du projet habitat et l'opposition s'énerver de l'interview dans Albalad du directeur de cabinet du chef de l'Etat, Mohamed Bacar Dossar qui affirme du prolongement d'un an du mandat président Sambi depuis la promulgation de la loi référendaire du 17 mai, s'interroger sur la nature des investissements de Bachar Kiwan sur notre sol, crier du haut de leurs toits de la mise à mort de l'Accord Cadre de Fomboni avec comme seul objectif tuer la Tournante dont le tour revient aux mohéliens, rien n'y fait. L'hôte de Beit Salam poursuit son chemin, persuadé d'avoir raison dans son aventure.

Or ce qui se passe dans le continent doit interpeller le président Sambi et celles et ceux qui pensent à tort que cela n'arrive qu'aux autres. Cette crise ouverte entre Beit Salam et Kandani inquiète. Mais du haut du sommet de l'Etat on minimise les faits et on attend impatiemment l'arrivée du chef de l'Etat à Moroni pour relever le Général Salimou de ses fonctions de chef d'Etat Major après avoir contesté la nomination de Mohamed Anrifi Moustoifa, au poste de Commandant régional à Moheli, que le Général qualifie de '' nomination politique''. Le Général Salimou s'est appuyé sur la loi organique n° 97-009 / AF du 21 juillet 1997 en son article 30 « les commandants régionaux sont les représentants du chef d'Etat Major. Ils agissent par délégation de cette autorité militaire ».

Ceux qui connaissent le président Sambi et son entourage savent d'avance que la tête du Général va tomber et tant pis pour la suite des événements. N'ayons pas peur des mots et soyons tous comptables de notre histoire. Ces nominations de la dernière minute qui nous exposent à un bain de sang sont d'ordre électoral. Déterminé à emporter haut la main ces élections qui lui ouvrent un boulevard de prolonger son mandat, le président Sambi entend mettre à la tête des îles des hommes forts qui obéiront à ses ordres et qui n'hésiteront en aucun moment à jeter en prison ceux qui s'opposeront à sa victoire. Nous avons vu tous ce qui s'est passé à Moheli lors du référendum du 17 mai où certaines personnalités sont humiliées, tabassés et jetées dans un hangar parce qu'elles se sont opposées à cette mascarade de référendum. Mais quand ça arrange certains, on oublie vite et personne n'en parle.

En nommant Anrifi sans avoir consulté le chef d'Etat Major, le président Sambi a vite compris que l'Armée nationale de développement sous les ordres du Général Salimou, n'entend pas politiser l'institution militaire et s'interdit d'user leurs armes pour faire gagner les candidats de la mouvance présidentielle. La lettre adressée à Anrifi par Salimou, en est la parfaite illustration de cette thèse.

Oui, comme vous et moi, la tête du Général va tomber et la suite ? Et surtout lorsqu'on sait et sans se voiler la face que les partisans de Salimou ne laisseront pas passer inaperçu le limogeage de leur « champion » et n'entendent pas jouer les prolongations. Soyons humbles et ne sacrifions pas notre matière première, en l'occurrence la paix pour de fins personnelles. Le devoir de chacune et chacun face à cette menace de voir notre armée s'entretuer, est d'interpeller les responsables politiques à une retenue et se méfier d'un laisser aller qui pourrait nous coûter cher dans les prochaines heures. Dans le cas où le limogeage du Général n'intervient pas dans l'immédiat afin de permettre ces élections de se dérouler sans entrave, le Général pourrait être maintenu comme cela a été souligné dans la Gazette des Comores mais l'après élection qui se soldera par la fin du règne du Général, est à prendre au sérieux car les blessures seront ouvertes et plus de place à la paix et au dialogue.

Ce qui me surprend dans toute cette histoire est la fuite aux vestiaires de l'arbitre de ce match à haut risque et cet arbitre n'est autre que le dénommé Communauté Internationale, garant de l'Accord Cadre de Fomboni, qui, hier, à Moheli, disait que la seule issue qui reste au peuple comorien pour mettre un terme au séparatisme est d'opter pour une présidence tournante entre les îles de l'archipel. Et même si je vais froisser certains mais je pense que le moment est venu pour réveiller mes frères et s½urs anjouanais qui, aujourd'hui protégés par le sommet, sont celles et ceux qui derrière le mur du séparatisme nous ont « imposé » la Tournante et personne aujourd'hui ne dit rien. Nous avons l'impression que nous sommes tous atteints par la maladie d'Alzheimer. Je sais que parfois la vérité dérange mais elle mérite d'être dite en cette phase critique de notre jeune histoire.

A cette Communauté Internationale qui se cache dans les vestiaires et regarder à travers un trou ce match à haut risque, le souhait que je formule est de refuser de mettre la main dans la poche à la hauteur d'un milliard de francs comoriens pour financer des élections dont vous savez tous qu'elles sont gagnées d'avance par le pouvoir étant donné l'atmosphère et surtout lorsqu'on connaît la nature de la Cour constitutionnelle, un autre arbitre qui ne siffle jamais le camp du pouvoir, pourtant les fautes commises imposent un carton rouge. Mais pour fuir ses responsabilités, cette Cour conçue sur mesure par le maître de Beit Salam, préfère se déclarer « incompétente » pourvu que le maître trouve satisfaction. Un milliard de nos francs serait utile pour venir en aide à nos hôpitaux qui meurent à petit feu, sortir le pays de l'obscurité, financer l'éducation, créer des entreprises, au lieu de financer des élections qui nous exposent à une situation incontrôlable.

Cette aventure du président Sambi me rappelle deux évènements tristes qui resteront gravés dans nos mémoires notamment le référendum de 1989 visant à autoriser le président Ahmed Abdallah Abderemane à briguer un troisième mandat, pourtant limité à deux ans et le débarquement militaire à Anjouan qui a fait partir le colonel Mohamed Bacar et ses hommes. Heureusement que ce départ n'a pas fait couler de sang après avoir été négocié par les deux hommes forts d'Anjouan : Sambi et Bacar. Le premier voulait se débarrasser de son ami d'hier, qui, grâce à ses services, il est élu à la tête de l'Etat et le second régler ses comptes, après avoir été senti trahi et pousser à la porte pour céder la place à de nouveaux dauphins.

Le dénominateur commun de ces trois grands hommes qui ont marqué l'histoire de notre pays, est qu'ils sont tous d'une même origine, présidents, et obsédés du pouvoir jusqu'à l'extrême. Ils comptabilisent tous les trois vingt deux ans de règne, ce qui n'est pas négligeable après trente quatre ans d'indépendance, n'est ce pas ?

C'est ma réflexion avant l'heure et nous avons tous droit à un regard sur l'actualité de notre pays et chacun est libre de livrer son point de vue sans pour autant tricher avec l'histoire car celle-ci ne ment jamais et châtie sévèrement le moment venu.

Mouigni Abdou
Citoyen
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 22:42

Le visa Balladur est la première cause de mortalité des forces vives

  Le visa Balladur est la première cause de mortalité des forces vives
Lors de l'indépendance des Comores en 1975, la France par des micmacs constitutionnels internes au droit Français, arroche l'île Comorienne de Mayotte de son ensemble naturel, violant sournoisement le droit international. « Point d'orgue de la présence française, un mur de Berlin aquatique de 70 km de large sépare administrativement les familles depuis 1995.

Il s'agit du visa imposé par le gouvernement Balladur aux Comoriens qui veulent se rendre à Mayotte. Ils sont donc très nombreux à tenter la traversée sans visa, parfois dans des embarcations de fortune, clandestinité oblige. Les noyades se comptent par centaines. Cette entrave administrative semble très liée à l'éventuelle départementalisation de Mayotte (transformation en DOM), qui nécessite une coupure définitive du cordon ombilical avec le reste des Comores. Par ce visa, les Comoriens non mahorais (donc non français) deviennent des étrangers à Mayotte. » : Pierre Caminade : (Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale) Aujourd'hui on parle de plus de 7000 morts comoriens sur une population de 700 000 dans le bras de mer séparant Mayotte d'Anjouan l'île la plus proche.

Ce visa est la première cause de mortalité chez les jeunes comoriens. (La force vive de la nation). On comprend bien que la France évite de parler de ces morts, car en droit international, elle est responsable de ce génocide. (Les Comores sont admises aux nations unies, comme composées de quatre îles : Mayotte, Anjouan, Moheli et gde-Comore). Ce qui est incompréhensible c'est le silence des autorités comoriennes et des médias comoriens face à ce massacre humain. Et pourtant les Comores ont une infinité des moyens juridiques pour éviter ces drames.

Le ministre des relations extérieures dira que si le gouvernement lève l'interdiction refusant d'accueillir les comoriens refoulés de Mayotte, les intérêts de l'Etat seront menacés. Malgré cette monstrueuse déclaration, l'opposition n'a pas réagit approuvant elle aussi la banalisation de ce génocide. En tout cas s'il y a un point où les gouvernants et l'opposition sont d'accord, c'est le silence macabre entourant ce génocide.

Baraka Inzouddine
http://wongo.skyrock.com/
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 22:34

Transfert d'argent des migrants : La BAD ouvre le débat à Bamako

L'hôtel Radisson a abrité, le 19 novembre 2009, l'atelier technique régional sur « les envois d'argent des migrants : Quels cadres réglementaires et quels produits financiers en zone Franc ». L'atelier organisé conjointement par la Banque Africaine de développement (BAD) et la France, en partenariat avec l'Agence Française de Développement, le Club des dirigeants des banques et établissements de crédits, a regroupé les représentants des banques centrales, des institutions financières, des institutions de microfinance et des opérateurs de téléphonie mobile.

Ennahli Moulaye Lahcen, Représen-tant résident de la Banque africaine de développement au Mali, a déclaré que cet atelier témoigne l'intérêt que porte sa banque aux communautés africaines vivant à travers le monde dans la promotion du développement économique des pays Africains. « Cet intérêt de la BAD s'est traduit sur la période récente par le lancement de son initiative ''Migration et Développement'' », a-t-il ajouté. Cette initiative, à son avis, poursuit l'objectif fondamental de mobiliser les ressources humaines et financières de la diaspora au service du développement économique et social des pays africains.

Mieux, il dira qu'une telle initiative prend plus de sens dans le contexte de la crise économique internationale. « Dans un tel contexte, la contribution des communautés des africains résidant à l'étranger revêt une importance encore plus particulière et sa baisse peut signifier un appauvrissement des populations vivant à la limite du seuil de pauvreté », a-t-il estimé. Le Représentant de la BAD au Mali dira que l'initiative de sa banque vise à accompagner les efforts visant à réduire les coûts des transferts et à augmenter d'autant la masse de ressources disponibles à la fois à la consommation des ménages bénéficiaires, à l'épargne et à l'investissement dans les pays récipiendaires.

Cependant, il a estimé qu'une telle initiative pour réussir a besoin de la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes. Pour Michel Révérend de Menthon, ambassadeur de France au Mali, chaque année, 190 millions de migrants envoient plus de 440 milliards de dollars à leurs familles dans leurs pays d'origine. Selon lui, ces fonds permettent d'apporter un soutien en termes de dépenses courantes, de santé et d'éducation à près de 700 millions de personnes dans le monde. Pour cela, il a estimé que les migrants sont des forces motrices du développement. « Les transferts des fonds des migrants sont aujourd'hui supérieurs à l'aide publique au développement ou à l'investissement direct étranger dans le monde », a-t-il révélé. En ce qui concerne l'Afrique, il dira que les fonds envoyés par sa diaspora représentent environ 40 milliards de dollars.

« Ces sommes sont destinées à plus de 80% à des dépenses de première nécessité, comme les dépenses alimentaires, de santé et d'éducation », a-t-il déclaré. Mieux, l'ambassadeur de France au Mali dira que le poids économique et financier des transferts est important et atteint par exemple 11% du PIB au Mali, 19% au Sénégal et encore 24% aux Comores, selon l'étude menée fin 2007 par la BAD à la demande de la France. Il a aussi mis un accent sur un fait marquant. Selon lui, le marché des transferts en Afrique voit se développer des innovations technologiques prometteuses, notamment celui de la téléphonie mobile. Il a estimé que ce développement s'appuie sur la croissance rapide des abonnés au téléphone mobile sur le continent. « Ils étaient 7,5 millions en 1999, ils sont désormais 280 millions.

Aujourd'hui, ces téléphones portables peuvent remplacer les cartes de crédit », a-t-il indiqué. Cependant, il a estimé que les coûts de transactions restent importants. Selon lui, ils peuvent aller jusqu'à 20% du montant de la transaction et sont parfois supérieurs en France à ceux des pays voisins. « La communauté internationale a pris la mesure des enjeux que représentent les efforts des migrants de la diaspora pour le développement de leur pays d'origine. Pour accompagner ces efforts, la priorité est de parvenir à une baisse des coûts de transaction », a-t-il révélé. Avant de dire que son pays, la France prend sa part dans cette réflexion commune. Elle s'est engagée avec ses partenaires du G8 pour parvenir en cinq ans à une diminution de 50% du coût des transferts au niveau global.

« Cet engagement emblématique qui fixe un objectif chiffré et un calendrier permettra de dégager un montant de ressources supplémentaires pour les pays en développement de près de 20 milliards de dollars », a-t-il révélé. Il a ensuite énuméré la liste des actions déjà entreprises par la France pour faire baisser les coûts. Pour conclure, il a précisé que la France et ses partenaires seront attentifs aux pistes de travail qui émergeraient des travaux de l'atelier.

Mme Kouyaté Astan, conseillère technique au ministère de l'économie et des finances, qui a représenté le ministre à la cérémonie, a rappelé que l'atelier fait suite à une étude réalisée en 2008 par la BAD avec l'appui de France sur les transferts de fonds des migrants en direction de quatre pays : Mali, Comores, Maroc et le Sénégal. Selon elle, l'atelier de Bamako se tient dans un contexte de crise financière mondiale, qui pourrait avoir des conséquences négatives sur les transferts de fonds des migrants. Elle a ensuite énuméré la longue liste des sujets que l'atelier devra aborder.

Ce sont entre autres : la stratégie à mettre en place en faveur de l'épargne des migrants en vue de trouver des produits financiers mieux adaptés à ces fonds, le rôle des institutions de microfinance et des sociétés de transfert d'argent dans les opérations de transfert et la bancarisation...

Assane Koné
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 22:25

Comores / Sommet économique du COMCEC :

Comores / Sommet économique du COMCEC :
Sambi propose que chaque musulman cotise 1 dollar pour lutter contre la pauvreté

Le chef de l'Etat comorien poursuit son périple. Après l'Egypte où il participait la semaine dernière au 4e Forum Sino-africain, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est arrivé à Istanbul en Turquie pour le sommet économique de l'Organisation de la conférence islamique (Oci) qui s'est ouvert avant-hier lundi.

Dans son discours, le président Sambi a appelé ses pairs à « un engagement ferme et une volonté sincère » pour faire face à la crise économique que traverse le monde, et qui fragilise particulièrement de nombreux pays en développement, au risque selon lui « de compromettre les efforts déployés par nos Gouvernements pour réduire la pauvreté ».

Cette réunion économique qui coïncide avec le 25ème anniversaire du Comité Permanent pour la Coopération Economique et Commerciale de l'OCI, devrait déboucher sur des résolutions en faveur d'une plus grande solidarité mondiale et islamique, seule alternative « pour rattraper le retard considérable accusé par le monde musulman et combler les immenses disparités entre pays très riches et pays très pauvres », a-t-il martelé du haut de la tribune.

Le président Sambi a émis le souhait « que ce Sommet réussisse à faire naitre une réelle mobilisation en faveur de l'annulation de la dette extérieure de nos pays (...) qui empêche nos gouvernements de répondre aux besoins sociaux de base de nos populations ».

S'il reconnait des avancées notoires telles que la création en 2006 du Fonds de Solidarité Islamique pour le Développement (FSID) et l'adoption d'une nouvelle charte de l'OCI en 2008, il n'en demeure pas moins que des nations « souffrent encore » et qu'il est possible à ses yeux « d'aller plus loin pour promouvoir le développement ainsi que la paix et la stabilité », au nom d'une « nouvelle solidarité islamique agissante ».

Et le président comorien de suggérer que tout habitant des Etats membres de la COI verse 1 dollar, ce qui totaliserait la somme de 1,5 milliard de dollars chaque année, une geste « symbolique mais de grande portée », pouvant aider à combattre « les fléaux de la pauvreté, de la misère et des maladies dans nos pays ». Cela renforcerait le sentiment d'appartenance à une seule et même Nation, conclut le président Sambi.

Il a par ailleurs plaidé pour « la pluralité des valeurs et des différences civilisationnelles » et contre « un modèle unique de valeur et de culture ». Car, ajoute-t-il, « nous devons empêcher les musulmans égarés de donner à notre religion, l'Islam, une religion qui appelle à la tolérance, à la paix et à la non-violence, une image négative et par amalgame, à le rendre synonyme de terrorisme et d'intolérance ».


El-Had Said Omar / 111109/eso/hzkpresse/15h00
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 14:25

Le pays où le ridicule ne tue pas

Le pays où le ridicule ne tue pas
Il existe un proverbe populaire qui dit : "a beau mentir qui vient de loin", mais tout compte fait, à bien réfléchir la citation suivante conviendrait encore mieux pour accrocher le lecteur potentiel : "Les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent !" Montesquieu (De l'esprit des lois, 1748). Nul besoin de méditer sur cette phrase du philosophe français. Je n'ai pas l'ambition ni la compétence nécessaire de le faire. Lui-même s'en est chargé dans son ½uvre "Défense de l'esprit des lois" publiée en 1750.

Toutefois, il est important de rappeler que ce philosophe est un des penseurs de l'organisation politique et sociale sur laquelle les sociétés modernes s'appuient. Il a notamment travaillé sur la répartition des fonctions de l'état, postérieurement appelée "séparation des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire".

Par défaut, l'homme a pour passion naturelle la quête du pouvoir. Selon Montesquieu " il n'y a de danger que l'abus du pouvoir dont celui qui en dispose est naturellement porté. Il convient dès lors d'organiser les institutions pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir. Il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir".

Aux Comores, tous les pouvoirs qui défilent, organisent les institutions pour justement bien asseoir leur emprise. Depuis son accession à l'indépendance, notre pays assiste constamment et sans exception aucune, à des révisions et changements de notre constitution, pardon de nos constitutions, par le pouvoir en place. Sommes-nous par nature instables ? Parviendra-t-on un jour à avoir une réponse à mon questionnement ? Et sur quelle théorie se baserait-on pour expliquer ce besoin incessant ?

En ces temps actuels où on parle tellement des inquiétudes suscitées par les changements climatiques, et où les instances compétentes alertent les dirigeants de la planète, je serais tentée de chercher une explication sur la théorie des climats.

Je fais référence à l'ouvrage de Ibn Khaldoun, (1331-1406) historien maghrébin d'origine yéménite, dans la première section sur "La civilisation en général" des Muqaddima (ou Prolégomènes de l'histoire universelle) écrites en 1377; il consacre son troisième discours préliminaire entre autres à l'influence exercée par l'atmosphère sur le teint des hommes et sur leur état en général, en plus de dédier le quatrième à l'influence par l'air sur le caractère des êtres humains.

Dans la recherche des explications par le climat, Montesquieu professe une théorie controversée sur les climats, qui serait un facteur de comportement des peuples. Selon sa pensée, "le climat pourrait influencer substantiellement la nature de l'homme et sa société...". Il va jusqu'à affirmer que certains climats sont supérieurs à d'autres, le climat tempéré de la France étant idéal..." (Sic)

Dans sa logique, il croit qu'il y aurait même une différence de comportement entre le climat du nord de la France et celui du sud et il dit : "...Approchez des pays du midi, vous croirez vous éloigner de la morale même; des passions plus vives multiplient les crimes..." (Livre XIV, chap.11).

Dans notre pays il existe un phénomène inquiétant, qui consiste à nous prendre nous autres administrés pour des êtres dépourvus de tout jugement ou pire pour des personnes sans curiosité intelligente. La duperie dans laquelle on baigne la population comorienne a atteint un paroxysme qu'il m'est difficile de taire, et il m'est un devoir moral d'éveiller la conscience de mes compatriotes qui liront mon propos.

Au début de ce mois d'octobre, un formidable tapage bien médiatisé a été mené sur la découverte de gisements de richesses souterraines dans notre pays. L'étude aurait été menée par des équipes techniques venues de la République Islamique d'Iran. J'ai bien peur que cela nous conduise inexorablement à des espoirs et à des passions connus dans une histoire très récente. Et quand bien même cela s'avérait véridique et exploitable, je ne crois que c'est cela qui apporterait bonheur et prospérité aux Comores.

Dans notre continent, on connaît des pays qui regorgent de richesses en pierres précieuses et en pétrole. Est-ce pour autant que ces pays vivent dans l'opulence ou affichent un indice de développement humain enviable ! On connaît le Gabon, la République démocratique du Congo, le Nigeria et j'en passe...; dans notre sous-région Madagascar possède des minerais de pierres précieuses.

Montesquieu, sur sa prise de position relative aux richesses naturelles des pays d'Afrique, a fait un constat : "ils sont en abondance des métaux précieux qu'ils tiennent immédiatement des mains de la nature. Tous les peuples policés sont donc en état de négocier avec eux avec avantage; ils peuvent leur faire estimer beaucoup de choses de nulle valeur, et en recevoir un très grand prix". (Livre XXI, chap.II).

Je suis bien convaincue que tout doit reposer sur la bonne gouvernance prônée par nos partenaires internationaux, et plus particulièrement par le système des Nations-unies. En dépend notre crédibilité nationale.

La citoyenneté comorienne a été vendue ! Pour quelles raisons ? Soi-disant pour des raisons économiques ! En contrepartie, notre pays était censé collecter des dividendes qui seraient réinvestis dans les différentes infrastructures hôtelières, routières, aéroportuaires etc., etc. Qu'en est-il de toutes ces promesses et de ces beaux discours ? Des panneaux, des panneaux et des panneaux; et à force d'en voir on est tombé dans le panneau !

Pas d'investissements connus sur des structures non existantes dans notre pays, pour que cela constitue une valeur ajoutée au système économique comorien (production, innovation...). Mais au contraire ces prétendus investisseurs s'approprient des domaines déjà occupés par des opérateurs comoriens, suscitant ainsi un sentiment d'occupation et plus grave de rejet de l'étranger, sentiment qui contraste avec le caractère hospitalier bien connu des Comoriens.

Même la Société nationale des télécommunications n'est ni épargnée, ni même défendue par nos autorités. On laisse faire ! Pourquoi ces investisseurs ne s'intéresseraient-ils pas plutôt à la Ma-Mwe ? Notre société d'électricité qui devrait nous fournir de l'énergie, base de tout développement économique et du bien-être social, et cela sans interruption !

Parce que tout simplement tout le monde sait que ce n'est pas une structure qui rapporte de l'argent frais à court ou à moyen terme ! Que les moteurs trop vieux demandent à changer constamment des pièces ! Sans compter le coût du carburant à supporter, alors que les recouvrements ont du mal à se faire ! Et chacun également est d'accord pour dire cette société s'avère être un véritable gouffre et que la gérer relève du sacerdoce et d'une gymnastique psychologique !

La pose de la première pierre du village touristique a été saluée par des youyous et des cérémonies en grandes pompes par toute la population du nord de l'île de Ngazidja, il y a déjà plus de 18 mois. Cette partie de l'île, bien propice aux activités liées à l'industrie du tourisme, espérait ainsi redécouvrir les opportunités économiques similaires à celles qui étaient générées au temps de l'existence du Galawa. Pour l'histoire, un commerçant de la place me disait qu'à l'époque il écoulait sans difficulté 100 sacs de riz basmati de 50kgs par mois. Après la fermeture du complexe, c'est à peine s'il arrivait à en vendre 7 sacs, pour la même période.

Les travaux sur la corniche de Moroni devront en principe démarrer à la fin de l'année 2009, selon le porte-parole de la Comores gulf holding (CGH). Nous, citoyens spectateurs et non bien entendu acteurs, contemplons cette superbe marina trompe l'½il, et nous nous en rinçons l'½il à chaque fois qu'on y passe devant ! Telles sont les joies du peuple candide. Mon Dieu que c'est beau !

Mme Hissane Guy,
Citoyenne toujours sceptique

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 14:18

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 23:06